En relation avec l'effort conduit au LAAS dans le cadre des microtechnologies et des microsystèmes, le groupe RIA a commencé en octobre 1993 [G-3] l'étude d'un microsystème de perception 3D. Cette étude, qui est menée en collaboration avec les groupes MIS et CSC, les services II et TEAM du LAAS et le laboratoire d'Electronique de l'ENSEEIHT/INPT, se situe dans l'optique de l'augmentation des capacités des robots mobiles du LAAS par l'adjonction de microsystèmes multiples.
Le projet TRIDICAM a pour objectif l'étude et le développement d'un prototype
d'une microcaméra à vision tridimensionnelle (figure
)
[I-8,I-20]. Cette caméra permettra d'obtenir des images vidéo
corrélées avec des informations de profondeur, de façon à pouvoir associer à
tout point de la scène observée ses coordonnées relatives dans l'espace. Ceci
sera obtenu par intégration d'une microcaméra laser 3D dont le système de
déflexion du faisceau laser est assuré par des micromiroirs silicium, et d'une
microcaméra vidéo pour former un véritable système de perception 3D
intelligent.
Son originalité se situe essentiellement à deux niveaux :
Caractéristiques :
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Le principe général de fonctionnement de la microcaméra laser 3D est basé sur
un système de balayage deux axes et sur la mesure de distance par déphasage du
signal optique rétrodiffusé (figure
) [I-26,I-31].
Une première maquette sur table a été réalisée pour valider les concepts. Un
prototype est actuellement en phase de test avant son implantation sur un robot
mobile (figure
).
Le système de balayage est assuré par 2 micromiroirs silicium micro-usinés
(figure
) [I-25]. Il est à noter que cette caméra
est conçue dans un esprit microsystème à partir de composants tout silicium
dans la perspective à terme d'une très grande intégration.
Plusieurs modes de fonctionnement sont possibles :
). Les résultats expérimentaux
(figure
), proches de ceux de simulation, montrent que le
temps de réponse est de l'ordre de 5ms, alors qu'en boucle ouverte ce temps
est de 80ms.
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Pour pouvoir faciliter l'implantation des algorithmes de traitement sur FPGA, il a été abordé le problème de la synthèse architecturale automatique. L'outil SynthArchi qui a été développé [G-20] exécute ce type de synthèse à partir d'une description VHDL de haut niveau. Ce fichier est compilé pour obtenir un fichier écrit en VHDL RTL synthétisable. La compilation proposée comprend plusieurs parties : une analyse lexicale et syntaxique de la description VHDL de départ, un flot « basique » pour obtenir une version non optimisée de l'implantation de l'algorithme, et une phase d'optimisation pour améliorer la fréquence de fonctionnement du circuit.
Les travaux effectués dans le cadre précédent ont permis de faire émerger dans notre groupe un nouveau thème de recherche orienté vers le câblage d'algorithmes pour le traitement rapide d'image. Ce thème, soutenu par la Région Midi-Pyrénées, est mené en collaboration avec l'Université de Mondragon (Espagne) avec la participation d'industriels français et espagnols. Le premier objectif a pour but de construire une bibliothèque de fonctions de base (convolution, morphologie, segmentation...) qui sera utilisée pour réaliser des traitements complexes par enchaînement de ces opérateurs. Ce travail doit permettre de dégager des règles méthodologiques d'implantation qui seront ensuite utilisées dans les deux axes : la configuration dynamique des circuits numériques et la conception simultanée matérielle-logicielle (co-design).