Action Spécifique no. 23

Techniques avancées de tests
des systèmes complexes

Test de robustesse : position du problème

La problématique du test de robustesse dépend du système considéré, de son architecture et de l'objectif qui sous-tend le test.

Tout système applicatif utilise les services d'un système opératoire, qu'il partage éventuellement avec d'autres systèmes applicatifs. Cet environnement opératoire est susceptible d'être source de défaillances qu'il faut prendre en compte.
De nombreux systèmes critiques intègrent des mécanismes et des architectures de tolérance aux fautes. La validation de ces mécanismes, avec leur observabilité et leur commandabilité dans une architecture donnée, est nécessaire.
Le troisième aspect concerne la conception et l'implantation du système applicatif à tester. La robustesse de ce système, et notamment son aptitude à satisfaire certaines propriétés critiques dans un environnement incertain, doit être testée en considérant des entrées erronées aussi bien dans la partie "données" que dans la partie "contrôle".
Le dernier aspect concerne le test d'un système selon ses profils d'utilisation et les services qu'il délivre. Les séquencements, les contraintes temporelles, le nombre et la fréquence des sollicitations (test de charge) sont dans ce cas à prendre en compte.
La figure suivante présente graphiquement l'ensemble de ces types de tests.

Les enjeux associés peuvent être détaillés comme suit :

Par delà la diversité des types de test mentionnés, des problèmes communs peuvent être identifiés :

L'action spécifique étudiera comment ces différentes facettes du problème du test de robustesse se déclinent selon le type de système considéré. Il s'agira également de déterminer le champ d'application des solutions existantes, ainsi que les points durs nécessitant le développement de nouvelles approches. Les résultats issus de cette action donneront lieu à la préparation d'un article de synthèse.


(* ) Il s'agit ici de fautes d'origine accidentelle, mais le domaine d'entrée pourrait également être élargi pour prendre en compte des fautes d'origine intentionnelle (intrusions de pirates,...). Par exemple, les tests de pénétration peuvent être considérés comme des tests de robustesse vérifiant la sécurité d'un système, au sens de sécurité par rapport aux manipulations non-autorisées de l'information.
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